Ligne nouvelle et grande vitesse : nous refusons la dérive financière et les impôts nouveaux !

Le groupe des élus du Rassemblement National en région Provence-Alpes-Côte d’Azur se bat depuis 20 ans contre les velléités de Ligne à grande vitesse entre Nice et Marseille. Alors que le projet présente quelques évolutions positives concernant le train du quotidien (phases 1 et 2), la folie de la grande vitesse est toujours programmée pour les phases 3 et 4.

Cette exigence de « grande vitesse » serait imposée par la Commission européenne comme condition à un hypothétique financement de 20% du projet global. Le reste sera bien sûr à la charge l’Etat et des collectivités, moyennant un impôt nouveau et supplémentaire annoncé pour les Provençaux, Alpins et Azuréens.

Nous avons déjà dénoncé le tracé aberrant, le projet insoutenable et le gouffre financier de la grande vitesse. Son maintien pour espérer une petite part du financement est absurde : sans grande vitesse c’est bien plus que les 20% « d’apport » de la Commission européenne que nous économiserions, et que nous ferons donc économiser à nos administrés.

Le Rassemblement National réitère donc que les investissements de la Ligne nouvelle doivent se limiter à la transfiguration du train du quotidien, pour offrir aux habitants plus de trains, plus sûrs et à l’heure, sans la folie de cette funeste et inutilement coûteuse grande vitesse.

 Augmentation du tarif des TER : un mauvais coup porté au pouvoir d’achat de nos concitoyens

Malgré nos alertes et notre opposition, la Commission permanente du Conseil régional vient de voter une augmentation des tarifs des TER. Celle-ci se traduira, sur deux ans, par une hausse de 2,82% des billets unitaires et de 4,57% sur les abonnements régionaux multimodaux.

Alors que l’essence, la nourriture ou l’énergie coûtent de plus en plus cher, alors que nos concitoyens ont toujours plus de mal à boucler leurs fins de mois, cette décision est un bien mauvais coup porté par Renaud Muselier au pouvoir d’achat des habitants de notre Région. Et ce contrairement à son programme, déjà oublié huit mois après l’élection…

Si l’exécutif régional a besoin de dégager des moyens supplémentaires, nous l’invitons à rogner sur les dépenses somptuaires et de communication. Pas à s’en prendre au pouvoir d’achat des Provençaux, des Alpins et des Azuréens. 

Projet de Mayol à Pipady : une belle ambition mais encore des questions

Communiqué de presse d’Amaury Navarranne, conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, conseiller municipal et responsable du Rassemblement National de Toulon

 Le Maire de Toulon et Président de la Métropole, Hubert Falco, vient de présenter la première phase du projet « Mayol à Pipady ». Ce premier volet ne traite en réalité que « du Port Marchand à Pipady », sur l’espace de l’arsenal du Mourillon en partie libéré par la Marine Nationale. Après la rocambolesque affaire bâclée du néfaste quai de croisière de 400m, heureusement abandonné, les annonces étaient attendues depuis longtemps.

 Nous nous félicitons de la mise en valeur de la vocation historiquement maritime du site, avec une ambition de développement hôtelier, de locaux professionnels, d’un Palais des Congrès et d’espaces verts. La transformation en lieu de restauration du Môle des torpilles sera une belle ouverture sur la mer, soulignant le lien entre la ville et sa Marine en reprenant le nom du sous-marin Casablanca à l’histoire particulière. Il en sera de même pour la « Halle Marine », l’ancien hangar des hydravions, à vocation culturelle et ludique nous présente-t-on.

 Des points importants méritent tout de même encore d’être précisés :

– quelle place pour le stationnement des voitures et des vélos (le projet de parking en silo doit être mieux explicité et localisé) dans une zone déjà saturée

– quelle stratégie d’implantation des entreprises, l’annonce de « co-working » et « co-living » se basant sur des concepts tout de même assez éphémères, afin de ne pas renouveler le cas de la zone de La Loubière (à ce jour un échec comblé seulement par les administrations et coptant encore tant de locaux vides depuis des années)

– quelle densité urbanistique (hauteur des niveaux bâtiments, situation géographique,…) pour s’assurer de ne pas recouper la ville de la mer, et quels matériaux de construction face au recours trop habituel au béton brut et à l’aspect chimiquement minéral des réalisations

– quel lien fort de connexion (pédestre en particulier) entre le quartier du Mourillon et cette nouvelle zone, à commencer par le boulevard Grignan « prolongé », pour assurer une continuité dans les déplacements

 Nous accueillons la première présentation avec bienveillance pour ce premier travail certain de réflexion concernant l’avenir du site. Il reste encore beaucoup à faire, et nous nous engageons à continuer à proposer.