Tribune libre d’Amaury NAVARRANNE,
Membre du Comité central du FN
Conseiller municipal de Toulon
Le meurtre sauvage d’Hervé GOURDEL, enlevé en Kabylie, résonne peut-être plus particulièrement à nos oreilles aujourd’hui, journée commémorative des Harkis, ces musulmans ayant naguère choisi la France. La barbarie islamiste n’est pas nouvelle. L’émotion suscitée depuis hier par cet acte abjecte permet sûrement à nos compatriotes d’entrevoir les souffrances qui furent celles des Français d’Algérie. Le 19 mars 1962, date du « cessez le feu », fut aussi le début du massacre planifié et des tortures épouvantables infligées par le FLN dont furent victimes des dizaines de milliers de harkis . Des centaines des femmes de nos compatriotes d’Oranie ou d’autres régions furent enlevées, violées, emportées vers les maisons d’abattage de la soldatesque fellagha. Dans l’indifférence complaisante du général Katz, le bourreau d’Oran, le très décoré complice de crimes contre l’humanité.
Un terrible drame humain, une tâche sur le drapeau français qui ne suscita guère à l’époque la colère et/ou la compassion de beaucoup de « métropolitains », pour ne pas parler de l’attitude indigne et des responsabilités du pouvoir gaulliste et de son opposition socialo-communiste…
Loin de vouloir sans cesse ressasser le passé, le parallèle évoqué est criant de réalité. Les indignations à géométrie variable cherchent en fait surtout à faire oublier qu’à ne jamais retenir les leçons du passé, nos gouvernants condamnent les peuples à revivre toujours les mêmes drames avec souvent les mêmes causes.

Il est des départs qui ne peuvent laisser indifférent. Celui de l’Amiral Jean GUILLOU est de ceux-là: de Toulon à Brest, de Jérusalem à Moscou, de partout ailleurs où il a laissé des proches, des amis ou des connaissances, son souvenir restera celui de l’image de la Fidélité, de toutes les fidélités. Fidélité à sa Foi, à l’Eglise catholique de toujours. FIdélité à sa Patrie, qu’il a servi dans la Marine Nationale, puis dans tous ses autres engagements. Fidélité à sa famille, à ses enfants et aux deux générations suivantes. Une famille de France, belle et grande.
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