Toulon : la conférence du droit fondamental des migrants qui bafoue le droit élémentaire de l’expression démocratique !

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Communiqué d’Amaury Navarranne, conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, conseiller municipal de Toulon, membre du comité central du Front National

Le Bureau d’information du Parlement européen de Marseille organise ce vendredi à la faculté de droit de Toulon une Conférence débat « La politique migratoire de l’Union Européenne à l’aune de la protection des droits fondamentaux », avec le Centre de Droit et de Politique Comparée et  l’Université de Toulon, sur une initiative de l’Antenne Jeunes d’Amnesty International.

Si le sujet d’étude juridique s’entend, l’invitation d’un seul député européen du sud-est, ultra-minoritaire et ultra-favorable à l’immigration massive, est un déni du droit fondamental de l’expression démocratique. Dans cette région, le Front National est arrivé très largement en tête aux dernières élections de 2014 avec 28,18% et 5 députés. Mme Vergiat avec ses 5,96% est pourtant seule à être invitée…

Ancien doyen d’université, professeur de droit et ancien avocat, notre député Bruno Gollnisch avait par exemple qualités et légitimité populaire pour parler à la tribune sur ces sujets. Mais ceux qui prétendent défendre le droit des autres bafouent en fait le droit des nôtres : ils refusent le vrai débat !

Les premiers droits fondamentaux de l’homme sont sa liberté et sa sécurité. Cela passe pour les Français par le contrôle de leurs frontières et la sanction des délinquants, à commencer par les clandestins qui ont vocations à être expulsés. Aucun droit fondamental n’est bafoué en France pour un vrai réfugié !

Le FN uni derrière Marine, Gollnisch dans le Top cinq …en avant!

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Comme un symbole du doute et des divisions qui minent les adversaires du FN, Nicolas Sarkozy qui tablait sur 80% des voix  a finalement été élu à la présidence de l’UMP samedi soir avec moins de 65% des suffrages. Et personne ne se presse pour répondre à ses appels du pied pour « travailler en équipe », figurer sur la photo de famille qu’il appelle de ses vœux pour incarner ce « nouveau départ » au sein de l’écurie de la droite atlanto-bruxelloise. Quant à la gauche, le désaveu populaire qui la frappe s’est matérialisé dans l’échec de sa manifestation contre la tenue du congrès du FN à Lyon cette fin de semaine.  Secrétaire départemental du FN et conseiller régional du Rhône, conseiller municipal de Lyon, notre ami Christophe Boudot avait invité non sans humour le 24 novembre le maire socialiste Gérard Collomb à se rendre  au congrès frontiste : «vous y serez sûrement plus en sécurité qu’en centre-ville ! » avait-il affirmé. L’élu FN a vu juste. Certes le rassemblement préparé depuis des mois contre l’opposition nationale par la Coordination nationale contre l’extrême droite (CONEX), les centrales syndicales, les officines antiracistes, les partis socialiste, communiste, écolo-gauchiste, les groupuscules trotskystes et autres libertaires a été un bide retentissant. Loin très loin, de la démonstration de force d’ «ampleur nationale » (sic) qui était promise. Environ seulement 2000 personnes ont manifesté, mais  ce maigrelet rassemblement a dégénéré en affrontements violents avec les forces de l’ordre. Les casseurs venus notamment d’Allemagne et d’Italie ont saccagé méthodiquement  mobilier urbain et vitrines. Onze policiers ont  été blessés.

 Quel contraste entre ces tristes spectacles et l’ambiance enthousiaste, de fraternité,  qui régnait à l’occasion de ce XVème congrès du FN !  Celui-ci a vu sans surprise la réélection triomphale de Marine Le Pen avec 100% des votes. Un FN uni, soudé, sur l’essentiel qui a donné une belle image aux délégations étrangères qui étaient venus nous honorer de leur amitié. Notamment nos amis autrichiens, bulgares, italiens, néerlandais, russes aussi en la personne de Andreï Issaïev , député russe, vice-président de la Douma et de Andreï Klimov, chef adjoint de la commission des affaires internationales du Conseil de la fédération russe.

 Au nombre des annonces concernant l’organigramme du FN, relevons que Steeve Briois, maire d’Hénin-Beaumont et député européen, cède son poste de Secrétaire général au député européen Nicolas Bay, mais Steeve devient vice-président aux exécutifs locaux et à l’encadrement. Marie-Christine Arnautu, ex-vice présidente chargée des Affaires sociales, est désormais chargée de « l’administration interne » avec le même rang. Jean-François Jalkh, devient le 1er vice-président chargé des affaires juridiques. Louis Aliot, reste vice-président et  se voit chargé du dossier des élus en sus de la formation.

 Si la réélection de Marine était assurée, les observateurs politiques et autres patentés spécialistes es FN se sont donc surtout penchés sur les résultats de l’élection du nouveau Comité Central (CC), qui donnent une idée des sensibilités qui enrichissent et structurent notre formation politique.

 Ce nouveau CC tel qu’il a été désigné  par le vote de 53% de nos adhérents selon les chiffres officiels communiqués par Jean-François Jalkh, reflète assez logiquement nos succès électoraux récents avec l’élection de  nombreux   députés européens et des maires nouvellement élus qui avaient fait acte de candidature.  

 Y figurent aussi en bonne place d’autres cadres et militants ayant fait la preuve de leur talent, de leur courage,  de leur fidélité, de leur compétence. Il est tout aussi  logique que figurent aux premières places et dans l’ordre la courageuse Marion Maréchal-Le Pen , plus jeune députée de la cinquième République, les vice-présidents Louis Aliot, Steeve Briois, Florian Philippot.

 La cinquième place de  Bruno Gollnisch (65% des voix) , atteste aussi de la permanence, du dynamisme de la sensibilité qui est la sienne au sein du Front, de la volonté du « peuple FN » de lui voir jouer un rôle significatif. Une place d’autant plus remarquable que beaucoup de nos nouveaux adhérents connaissent peu ou mal Bruno, victime depuis quatre ans d’une  large omerta médiatique  et qui, même s’il le regrette, n’occupe pas  une vice-présidence au sein du FN.

 Bouclant ce top 10 viennent ensuite le sénateur-maire de Fréjus, David Rachline, lui aussi le plus jeune sénateur de la Vème République, le trésorier du FN Wallerand de Saint-Just, le sénateur-maire Stéphane Ravier, la vice-présidente Marie Christine Arnautu, le conseiller sur l’immigration, nouveau secrétaire général et député Nicolas  Bay.

 Le site du Marianne a vu dans le fait que  «deux personnalités historiques du parti, Bruno Gollnisch (5e) et Marie-Christine Arnautu (8e) soient élus dans le top 10 des personnalités préférées des militants », la volonté « en  creux » de « la base du parti » de rappeler que « (l’) électorat (du FN, NDLR) est davantage du côté des catholiques traditionnalistes que des déçus de la gauche ». Une lecture assez réductrice puisque si les six millions de catholiques pratiquants occasionnels se tournent certes de plus en plus vers le FN,  délaissant l’UMP,   le poids électoral des catholiques dits « traditionnalistes » n’est guère comparable à celui des  millions de déçus de la gauche. Ex électeurs du PS du PC, qui votaient déjà Jean-Marie en 1995 et de manière accrue pour Marine et le FN ces dernières années.

 Autre son de cloche, Abel Mestre dans Le Monde,  affirme qu’avec cette élection du Comité Central, c’est  «une page qui se tourne » avec un «marinisme » « désormais hégémonique dans les instances du FN». M. Mestre a en réalité quatre ans de retard puisque ce constat est valable depuis 2011 !  Notamment en ce sens que le marinisme, qu’il se garde bien de définir, n’est jamais comme le dit d’ailleurs Jean-Marie Le Pen,  que l’expression  de la permanence du programme frontiste. Fondamentaux exprimés par Marine avec le talent et la sensibilité qui lui sont propres,  qui axe son discours, c’est vrai, sur une situation sociale et  économique qui s’est beaucoup dégradée.

 Amaury Navarranne, chef de cabinet de Bruno Gollnisch,  l’expliquait de la même façon  au journaliste de France Tv info, répondant à ceux qui veulent opposer radicalement et assez artificiellement parfois, les anciens et les modernes, FN du nord et FN du sud.  « Jean-Marie Le Pen n’a pas une ligne si différente de celle de Florian Philippot.  Le FN développe depuis plus de vingt-cinq ans dans son programme, ses discours une ligne sociale très forte. Je me souviens, quand je collais mes premiers autocollants pour le FN, le slogan était alors : Le social, c’est le Front National. Le discours n’est pas brouillé au sein du FN. Le Pen père a toujours défendu les PME, par exemple. Seulement, Marine Le Pen fait une synthèse d’idées plus large car elle vise 2017 avant tout».

 Mais Abel Mestre voit dans le résultat des votes pour le CC une  « perte rude » pour les amis de Bruno Gollnish. « Le Comité Central sortant comportait environ 45 % de pro-Gollnsich (…). Les gollnischiens paient, en vérité, l’attentisme de leur leader, qui n’a jamais voulu se constituer en courant pour peser en interne » (sic).

 Une lecture encore une fois contestable car si, pour  toutes les raisons évoquées plus haut, ce CC s’est ouvert à de nouvelles têtes, les frontistes, anciens ou nouveaux, se présentant  avec le soutien de Bruno ont été très nombreux à être élus. En l’espèce  Julien Sanchez, Franck Briffaut, Pierre Cheynet, Charles Perrot, Françoise Grolet, Thibaut de La Tocnaye, Frédéric Pichon, Agnès Henry, Jacques Colombier, Julien Langard, Christophe Boudot, Erwann Le Gouellec, Bruno Subtil, François Bonnieux, Catherine Salagnac,  Blanche Chaussat, Agnés Marion, Jean-Marc de Lacoste-Lareymondie , Gonzague Malherbe, Brigitte Neveux…

Bref, sur les 47 noms, dont le sien,  pour lesquels Bruno appelait à voter sur son blogue, pensant que  lesdits candidats  « ( méritent) une attention particulière, ce qui ne signifie pas, tant s’en faut, qu’ils soient les seuls !  près de45% ont été élus, pourcentage qui a dû échapper au journaliste du Monde.

  Bruno Gollnisch aura l’ occasion de revenir dans les jours à venir sur ce Congrès et les perspectives qu’il ouvre .

Amaury Navarranne, conseiller municipal FN de Toulon (Var), tient un stand dédié à Bruno Gollnisch, au Congrès du FN de Lyon (Rhône), le 29 novembre 2014.  http://www.francetvinfo.fr/politique/front-national/huit-choses-vues-au-congres-du-front-national-a-lyon_758139.html
Amaury Navarranne, conseiller municipal FN de Toulon (Var), tient un stand dédié à Bruno Gollnisch,au Congrès du FN de Lyon (Rhône), le 29 novembre 2014.    http://www.francetvinfo.fr

Gollnisch : « Nous n’avons jamais varié dans notre combat et notre fidélité »

Sans titreÀ l’occasion de la « manif pour tous » du 5 octobre, La Nouvelle Gazette a interrogé Bruno Gollnisch.

La délégation des élus du Front National était nombreuse lors de la dernière Manif Pour Tous. PMA, GPA, nous avons interrogé Bruno Gollnisch, député Front National au Parlement Européen, sur ces questions ainsi que l’implication de son parti vis-à-vis de ces problèmes sociétaux.

1) Bruno Gollnisch, vous étiez ce dimanche à la Manif Pour Tous aux côtés de nombreux élus du Front National. Comment avez-trouvé cette nouvelle manifestation ? La mobilisation était-elle toujours aussi forte ?
Nous étions dans la rue, toutes sensibilités confondues, plusieurs centaines de milliers, dont énormément nous ont témoigné de la sympathie : cela démontre s’il en était besoin que les valeurs défendues mobilisent toujours autant. La Société semble prise dans l’engrenage fou de la culture de mort et de la négation des évidences naturelles, et voilà qu’un sursaut visible témoigne de la persistance de notre civilisation. Ces événements encouragent à ne jamais rien lâcher. Permettez moi aussi de lier cela à la vitalité d’un courant de pensée national, populaire et social qui n’a jamais abandonné son combat malgré les anathèmes et les calomnies.

2) La délégation du Front National était assez importante. Certains ont accusé le parti de ne pas s’être emparé du sujet de la loi Taubira sur le mariage homosexuel de manière assez forte contrairement à l’UMP. Cette fois-ci, les élus du FN avaient été officiellement invités à manifester. Qu’est-ce qui a changé?
Rien n’a changé, en tout cas dans notre discours. Je vous rappelle que dès le début, le Front National, à l’unanimité de sa plus haute instance, le Bureau politique, la présidente incluse, a condamné sans la moindre ambigüité la loi Taubira, alors que l’UMP était divisée. Marine Le Pen est à ce jour le seul leader politique d’importance à avoir dit qu’elle voulait abroger la loi. En revanche, notre formidable succès, par exemple, aux élections européennes, modifie la donne: les parlementaires étaient 8 fois plus nombreux dans la manifestation d’octobre 2014 car 8 fois plus nombreux au Parlement européen qu’à l’époque des précédentes manifestations, sans compter les deux nouveaux sénateurs, les dizaines de conseillers régionaux et municipaux. La preuve que voter FN ça marche! Nous avions appelé par voie de communiqué nos sympathisants qui le désiraient à rejoindre le cortège, comme pour les autres manifestations « pour tous ».

3) Malgré ses affirmations, le gouvernement a tenté de démobiliser les manifestants notamment avec l’interview de Manuel Valls au journal La Croix sur la GPA. Pensez-vous que la majorité socialiste est-elle encore crédible pour ses sujets d’éthique ?
D’une certaine façon, c’est plutôt positif : cela montre que la pression exercée par « La Manif pour Tous » a payé. Mais depuis le RPR puis UMP Charles Pasqua, on sait bien que « les promesses politiques n’engagent que ceux à qui elles sont faites« . Or nos amis savent que, notamment sur des questions sociétales, elles sont toujours suivies de lois inverses. Les mensonges ne marchent plus. En tous cas espérons que seuls les actes passés serviront de guide dans la confiance que les uns et les autres placeront (ou non) chez les politiques. Et puis le pouvoir socialiste s’est tellement acharné à diaboliser le grand mouvement populaire contre la Loi Taubira que plus personne ne peut être dupe sur leur vrai visage.

4) La France s’oppose à la GPA tandis que la CEDH prend une décision contraire. La mobilisation ne doit-elle pas se porter aussi au sein des institutions européennes ?
Le combat doit se porter à tous les échelons législatifs. Ce que nous appelons « l’UMPS » ayant abdiqué la souveraineté de la France à Bruxelles, il faut bien sûr lutter aussi au Parlement européen. Le cas du rapport Estrela est connu de tous, et je m’honore d’y avoir fait personnellement échec, si vous m’autorisez cette immodestie! Et il est heureux que notre dénonciation, la salvatrice mobilisation des réseaux, et la pression des courriers venant « de la base » aient finalement contraint la plupart des députés UMP (PPE au Parlement européen) à voter contre l’affreux texte dit de « compromis » qui suivait l’immonde rapport Lunacek, autrement dit à voter contre un texte qui avait cependant été déposé en leur nom et au nom de leur groupe !

5) Pensez-vous qu’il faudra rester vigilants sur les sujets sociétaux comme la théorie du genre, la PMA ou la GPA ? Quelle place devra prendre le FN dans ses débats ?
Non seulement je le pense, mais soyez assurés que nous le serons! J’espère que le Front National restera très ferme sur ces thématiques. Il le sera peut-être sans exclusive, mais nous avons prouvé jusque là que nous n’avons jamais varié dans notre combativité et notre fidélité. Certains nous accusent d’une visibilité insuffisante sur ces sujets. Mais il faut dire aussi que jusqu’à présent, et malgré notre disponibilité réaffirmée, les organisateurs de la « Manif pour Tous » n’ont pas fait grand chose pour mettre en valeur ceux d’entre nous qui étaient le plus engagés à leurs côtés. Et en disant cela, je reste poli ! Encore une fois, ce sont nos paroles, nos votes, nos actes, qui plaident en notre faveur. Nombreux sont ceux qui le savent, et par votre intermédiaire, je l’espère vivement, un plus grand nombre encore. Et puis à tous ceux qui estiment encore que nous n’en faisons pas assez, je dirai: « Nous n’attendons que vous pour faire plus et mieux! »