Retour sur la séance du conseil municipal du 25 janvier 2019

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Commerces du centre-ville: chiche on en parle?!

koutseffTribune libre de Nicolas Koutseff, commerçant, candidat suppléant aux élections départementales de mars 2015 (Toulon 1).

L’article de Var matin (samedi 7 mars) sur les commerces du centre et de la rue d’Alger, et les réponses de l’adjoint d’Hubert Falco en charge de dossier « commerce », Laurent Jérôme, ne pouvait pas être laissés sans réponse.

Au regard  des  700 rideaux tirés dans la ville, et cela malgré une zone franche urbaine en centre ville dispositif unique en France, Monsieur l’adjoint au commerce de Toulon n’a pour seule réponse : « des efforts effectués par la ville partie de loin en 2001 ». Effectivement  il aura fallu 15 ans à la municipalité en place pour stériliser le commerce en centre ville!! 15 années d’une gestion calamiteuse du centre ancien  qui se traduit par une désertification commerciale inédite: jamais nous n’avons vu autant de rues désertes, vides de commerce.

A la question « Quel regard portez-vous sur le bas de la rue d’Alger ? », la réponse montre encore une méconnaissance de Toulon: « Ce secteur-là a toujours été difficile ». Tout toulonnais âgé de plus de 20 ans a pour mémoire une rue d’Alger  noire de monde. Mais cela devait être avant 2001… il suffit pour s’en convaincre de regarder quelques photos d’époque pour voir à quel point le commerce y prospérait.

A la question de la difficulté des commerces face aux travaux, la réponse est une nouvelle fois pleine de suffisance et de mépris : « Sur les commerces déjà en difficulté en matière de trésorerie et qui ont fermé… il serait peut être arrivé la même chose dans six mois, sans les travaux ». Le message est envoyé aux commerçants toulonnais et à ceux qui voudraient s’installer en ville: débrouillez-vous tout seul !!! Cela est d’autant plus grave quand on connaît  l’investissement personnel et financier pour ouvrir un commerce.

Enfin Laurent Jérôme nous explique l’intérêt du centre ville: « On descend la rue Jean-Jaurès depuis les galeries Lafayette puis la rue d’Alger, et on tourne à hauteur de la rue Emile Zola pour rejoindre la place de la Cathédrale et se diriger vers Mayol ». Le centre commercial Mayol, verrue imposée aux toulonnais par l’équipe de l’inoubliable François Trucy, fossoyeur de la ville durant 6 ans; un centre commercial qui a la particularité d’avoir considérablement réduit le développement du centre ville, et qui aujourd’hui se détruit de lui-même, au point qu’il est à vendre! Si le centre Mayol a planté le premier clou sur le cercueil du centre-ville, c’est bien M. Falco, actuel maire de la ville, qui plantera le dernier par la main TPM et autres, avec la construction du centre famille passion à la Valette.

Il fallait que l’incurie de ceux qui dirigent aujourd’hui la ville soit rappelée, et que leurs choix actuels soient dénoncés!

Le commerce de proximité, dernière roue du carrosse

sauv.ph.Iphone 645Tribune libre d’Amaury NAVARRANNE
Membre du Comité central du FN
Délégué « Commerce et développement économique » de la liste Toulon Bleu Marine
 
La récente déclaration d’Hubert FALCO claironnant, pour cette année, ne « pas augmenter les taux de la fiscalité communautaire » résonne tout particulièrement à l’oreille des commerçants de l’agglo, à commencé par ceux de Toulon. Ceux que FALCO a « braqué » en novembre 2012 s’en souviennent encore: une taxe CFE (Contribution foncière des entreprises) qui augmentait jusqu’à 400%, devenant la corde qui devait asphyxier définitivement le petit commerce…
Un an après, ils n’oublient pas. Certains attendent toujours que leur soit remboursé le trop perçu, car c’est aussi la stratégie d’Hubert: un pas en avant, trois pas en arrière, je reviens sur mes augmentations car la grogne est trop pressante… Pas vu, pas pris; pris, pendu !
Reste que si les taux ne varient pas, l’impôt à payer cette année sera à nouveau plus cher que les précédentes… On nous dira qu’il y a l’inflation, que la base n’est pas décidée localement,… Et pourtant quand on veut on peut. Quand on veut sauver le commerce de proximité, on s’en donne les moyens ! Confisquer EN VALEUR toujours plus d’argent avec la pression fiscale imposée aux entrepreneurs locaux, tout en favorisant les grands ensembles périphériques (La Valette et son futur parc « famille »), et sacrifiant par là le cœur de ville: le système FALCO doit cesser!!!