
Retour sur le conseil municipal de Toulon du vendredi 23 juin


CONSEIL MUNICIPAL DE LA VILLE DE TOULON
SÉANCE PUBLIQUE DU VENDREDI 26 JUIN 2015
(le style parlé du PV a été conservé)
Monsieur le Maire.
En politique, la confiance ne se décide pas, ne se décrète pas. On a confiance ou on n’a pas confiance.
Sur ces politiques de la ville, nous n’avons pas confiance. Dans tous ces contrats de cohésion, dans tous les comités Théodule, dans les petites boîtes à sucre, non, décidément et résolument nous n’avons pas confiance !
On y mêle certes de bonnes choses, mais aussi des mauvaises. On y met l’utile et le superflu. On y met les bonnes intentions mais aussi le clientélisme, j’oserai dire le bon grain et l’ivraie.
J’ai entendu que c’était une politique de l’État, alors parlons de la politique de l’État. Effectivement, c’est la politique du pompier pyromane : on fait la politique de la ville et jamais on ne se pose les questions de l’origine des troubles ; jamais on ne se pose la question du pourquoi de la situation ; jamais on ne remet en cause la politique migratoire ; jamais on ne remet en cause l’abandon de l’autorité de l’État ; jamais on ne remet en cause les reniements en tous genres de nos gouvernants.
J’entends aussi que la politique de la ville, c’est répondre aux problèmes des quartiers aux foyers à faibles revenus. Les campagnes françaises, les petits villages, partout en France où il y a de très faibles revenus, est-ce qu’on y fait de la politique de la ville ? Est-ce qu’on y fait de la politique des villages ? Et est-ce qu’on y engouffre des centaines de millions d’euros de budget en budget ? Non. Non parce que peut-être que là, il y a malgré tout un certain respect, une certaine logique qui respecte un petit peu l’esprit de la France.
Le mille feuille administratif qui arrive dans ces contrats est bien français. On a toutes les strates de l’administration française. C’est effectivement là aussi un moyen de ne plus rien y comprendre ; le moyen de la boîte à sucre, le moyen où tout est mêlé, où tout est troublé et où finalement le contribuable, celui qui met la main à la poche, celui qui paie, ne sait jamais réellement quels sont les résultats. Il y a des bons résultats, c’est sûr. Mais il y a aussi tout le drame que l’on vit depuis un certain nombre d’années. Je ne veux pas être pessimiste. J’ai trente ans et je suis résolument euphorique pour l’avenir qui s’ouvre à nous. Mais je crois qu’il ne faut pas regarder la situation de manière trop angélique.
Si nous ne baissons pas les bras, si nous continuons bien au contraire à vouloir changer les capitaines des navires plutôt que de remettre des rustines et d’essayer de juguler les fuites dans le bateau, notre vote sera un vote résolument contre. Et encore une fois, il faut qu’il y ait des efforts, il faut qu’il y ait de l’action dans les quartiers. C’est très bien. Nous privilégierons toujours plus les aides directes, les choses bien concrètes à tous ces grands projets qui finalement font que les gens n’y comprennent plus rien et rejettent dans les urnes les élites politiques qui aujourd’hui nous dirigent.
à Monsieur Robert Namias, directeur de la publication Var Matin
Monsieur le directeur de la publication,
Mis en cause dans votre édition Var Matin « Toulon » du 30 mai 2015, j’ai l’honneur de vous prier, et au besoin de vous requérir, de bien vouloir publier, dans la même présentation, la mise au point qui suit, en vertu du droit de réponse régi notamment par l’article 13 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse :
Titre du droit de réponse : Pour s’exprimer il faut pouvoir parler
Début du droit de réponse :
Dans l’édition de Var Matin de ce jour, la page de compte-rendu du conseil municipal toulonnais d’hier dispose d’un article intitulé « Quelle logique pour le FN ? », insinuant ainsi un manque de logique ou de clarté dans nos votes…. Or, l’article omet de dire que les explications de vote nous ont été interdites par Monsieur Falco à partir des échanges au sujet des litiges dans les hébergements d’employés municipaux.
De nombreuses tentatives de prises de parole eurent d’ailleurs lieu entre ce moment et la fin du conseil municipal. Face à ce déni du droit le plus élémentaire de l’expression de l’opposition, Amaury Navarranne pour le groupe FN a d’ailleurs protesté en fin de réunion, s’appuyant sur un rappel au règlement intérieur en vigueur..
La plus élémentaire déontologie aurait dû faire spécifier ce fait : lorsque l’on est contraint au silence, il est en effet compliqué de se faire entendre.
Fin du droit de réponse.
Amaury NAVARRANNE, conseiller municipal FN de Toulon
Le débat fut vif ce matin en Conseil municipal de Toulon. Une subvention pour l’art contemporain, une intervention de notre élue Aline BERTRAND, et voilà le rouleau compresseur UMPS en marche. On nous a accusé de vouloir revenir au XIXe siècle. On nous a accusé de vouloir imposer nos goûts. On nous a accusé d’une attitude qui aurait empêché beaucoup d’artistes par le passé de travailler par manque d’argent.
Mais le bon sens a au moins pu s’exprimer. J’ai rappelé au Maire UMP, Hubert Falco, que dans l’histoire se sont le mécènes qui subventionnaient les artistes, et pas l’argent public. Que loin de vouloir interdire les « artistes », il était de notre devoir de dénoncer l’utilisation de l’argent du contribuable pour « l’art » contemporain. Du plug anal de la Place Vendôme à la Machine à caca de Wim Delvoye, voilà aussi où passe votre argent…
Mais qu’ils se le payent eux-mêmes leur merde…
Lu sur le blog des élus du FN Toulon
« Il n’y a pas de cohérence dans vos votes ». Cette simple phrase souligne à quel point la majorité UMP de la ville est atteinte de cécité. Un aveuglement, oui, car lorsque cette accusation nous est portée, elle prétend découler de la succession de trois votes (pour les trois premiers dossiers du Conseil municipal de ce matin) par notre groupe Front National: abstention sur les Contrats urbains de cohésion sociale, abstention sur les subventions aux associations de prévention de la délinquance et refus d’augmenter les taxes municipales sur les consommations électriques.
Au contraire, M. le Maire, ces trois votes sont cohérents ! : Arrêt des gaspillages par des subventions à certaines associations dont l’efficacité est plus que douteuse, pour permettre de réduire, ou en tous cas, ne pas augmenter les impôts….
Sur les deux premiers points, notre élu Amaury NAVARRANNE a justifié notre position par cette déclaration: « Voter pour, c’est accorder notre confiance. Or la confiance dans vos politiques sociales, nous ne l’avons pas. A vous de nous prouver qu’il peut en être le contraire, mais nous bornant aux faits, nous ne voyons que vos échecs ». Il en est de même pour la prévention de la délinquance: « Plutôt que de prévoir la diminution de 3% du budget de la Police Municipale, il faudrait se poser la question de l’utilité de certaines subventions saupoudrées à des associations pas toujours utiles ».
Jean-Yves WAQUET dénonça dans le troisième dossier le fait que la municipalité s’accordait le taux maximal autorisé pour l’établissement de la taxe sur les consommations électriques, alors qu’un message fort aurait pu être envoyé aux toulonnais avec une fiscalité inchangée voir plus faible. Hubert FALCO, niant tout d’abord cette augmentation avant d’être forcé de la reconnaître, sera celui qui attaquera ainsi notre « cohérence »: « Vous ne voulez pas que diminuent certains postes, mais vous refusez aussi d’aller chercher l’argent là où il est… »
Tout cela est pourtant très cohérent: pourquoi gaspiller ou dépenser sans raison là où des économies peuvent être faites et ainsi équilibrer les budgets, voire en augmenter certains plus utiles? Nous proposons un vrai cercle vertueux !
C’est aussi ce qui a guidé les interventions de notre Conseillère municipale Laure LAVALETTE sur la culture, où le choix de certains auteurs subventionnés ou de groupes municipaux injurieux à l’égard des catholiques représente une insulte au bon goût et à l’intérêt commun. « Ce n’est pas qu’un dessinateur soit un peu trop fasciné par les poitrines féminines dans ses compositions qui nous gêne, c’est surtout qu’il est censé intervenir devant des classes de CE2! Un peu comme si le rédacteur en chef de Playboy écrivait un éditorial dans « J’aime lire ! « , concluait-elle dans son intervention.
Il ne sera pas dit que notre vigilance baisse !
Retrouvez le compte-rendu sur le blog du FN Toulon. Extrait:
Profitant du premier dossier « Politique de la ville » de la nouvelle mandature, Amaury Navarranne n’a pas manqué dans son intervention sur les Centres sociaux de Toulon de rappeler les origines de ces dossiers. Depuis 1973 et les périodes d’immigration massive, la Politique de la ville ce sont des dizaines de milliards d’euros engloutis pour acheter (avec les échecs que nous connaissons) la paix sociale.
« La France a connu beaucoup de migrants depuis 15 siècles, mais de mémoire de Gaulois jamais on a dû acheter la paix sociale ». Souhaitant par là interpeller la droite et la gauche sur le caractère inédit da la substitution de population qui nous est imposée, notre jeune conseiller municipal a justifié l’abstention du groupe FN sur ce dossier en concluant : « vous ne pouvez imposer aux Toulonnais la double peine, payer pour l’immigration et la subir » !